Il y a des moments où les autres ont besoin de nous.

Il y a cette écoute, cette offrande de notre âme pour ces gens-là.

Il y a le silence pour mieux recevoir la souffrance du moment de ces gens-là.

Et puis, soudain, ces gens vont mieux, et comme un boomerang, nous pompent notre énergie, nous dépossèdent.

Le malade, ce n'est plus eux, mais nous. Alors nous pensons à ce jour acheté, vendu au rabais, comme notre âme. 

Une seule issue possible : fuir!

Texte écrit le 06 avril 2013.

Claire Roig