Je descendrai vers Saint André

Rue des Albères

Là où mon coeur s'est déchiré

Rue des Enfers

Là où je t'ai vu 

Pour la dernière fois

Là où j'ai cru

Pour l'ultime foi

La tête entre les mains

Pour pleurer

Pour crier

Pour prier

Ton visage sans lendemain

Quand je verrai une femme

Le dos courbé

Avec pour seules armes

Ses cheveux grisés

Je saurai que c'est toi

Toi la femme de Papa

Le mimosa, dans sa splendeur

A perdu sa senteur

Les pierres des maisons

En terre cuite

Sont les mêmes que tu as construit

Durant 73 saisons.

Le soleil aura beau se coucher

Et la lune se lever,

Et la lune aura beau s'endormir

Et le soleil éblouir

Les jours, les nuts, l'éternité

Je me souviendrai de cette église

Aux portes grandes ouvertes

Aux bonbons à la menthe-réglisse

La bouche grande ouverte

Tellement c'était bon

Tellement c'est bon

Poème écrit en 2006