Dans ces jours incertains, quand l'injustice se présente dans ma vie ou celle des autres, où l'avenir paraît bien morose, je veux célébrer les petits instants qui font que la vie vaut la peine d'être vécue.

Café aout

- S'attabler dans un bistrot avec un café et un encas. Deuxième petit déjeuner de la matinée.

- Dans ce bistrot, écouter la musique, des artistes que je ne connais pas. Je découvre un nouveau monde. Par contre, je ne pourrais citer aucun nom. C'est de la musique qui passe en boucle.

- Sur cette table, écrire quelques mots pour le blog, pour ceux qui liront, pour soi aussi. Je reste persuadée qu'écrire aide à construire sa pensée. Il n'y a pas de beaux ou mauvais textes. Il existe avant tout sa propre sensibilité face à l'écriture d'un autre, et face à sa propre écriture. On peut aimer un peu, beaucoup, passionnément - ou pas - un texte. J'écris mais je ne sais pas toujours ce que je vais écrire. Je n'ai pas de sujets, de thèmes précis en tête. C'est pourquoi j'écris.

- Avec cette musique, entendre la sonnerie du mobile. Un texto d'une amie. Savoir que quelqu'un est présent alors que je suis seule avec mes feuilles et mon crayon. J'écris sur du papier puis je recopie plus ou moins avec exactitude l'original sur l'ordinateur.

Aujourd'hui, il s'agit de mes joies simples. Rien d'extraordinaire. C'est l'ordinaire et l'habitude de mes jours et, là est l'essentiel. J'espère graver ces moments fugaces dans mon esprit puisque tout est incertain. Et il me reste à quitter ce lieu pour marcher un peu. Voir la ville vivre, s'animer - et moi de même appartenant à ce tout.